Historique

ONDRES
ASSOCIATION SPORTIVE ONDRAISE

Date de création : 1911.
Le club a connu deux mises en sommeil : de 1935 à 1946 et de 1958 à 1965.
Les causes du premier arrêt semblent correspondre aux fortes tensions sociales précédant l’arrivée, au pouvoir, du Front Populaire en 1936. Depuis sa création, le club était d’obédience plutôt cléricale. Les luttes des employés des Forges de l’Adour, des résiniers, des métayers, en particulier dans le Seignanx, créent des tensions fortes avec les classes dirigeantes, dont, sont sans doute issus les responsables du club. Une scission s’établit et entraine le départ de joueurs, notamment  vers l’équipe de Labenne et la disparition de celle d’Ondres.
Entre 1958 et 1965, le manque d’effectif empêche le club de fonctionner.

Appellation : Association Sportive Ondraise.
A sa création, le club s’intitule Union Sportive Ondraise. Il prend sa dénomination actuelle en 1946.

Couleurs : Rouge et Blanc.
Ces couleurs apparaissent en 1946. Avant celles de l’USO, étaient Bleu et Blanc. L’arrivée du rouge, est-elle liée à l’évolution sociale et sociologique de la population du village ?

Fondateurs :

A.Feuillerat, Aubergiste Ondrais est le fondateur et le premier Président de 1911 à 1925.

En 1946, le Président se nomme M. Ducourneau, Instituteur.

En 1965, le Dr L. Raillard finance sur ses fonds propres la renaissance du club. Il s’entoure d’un groupe de copains : J. Dicharry, Y. Brepson, C. Brassat, H. Daramy, G. Corrihons, J ; Réchou dont le fils Didier deviendra Président.

LES CHAOUCHES

Surnom des habitants d’Ondres,  revendiqué par les membres de l’ASO.L’origine de cette appellation, très ancienne, viendrait du gascon « saussar » (prononcer chaoucha), qui signifie saucer, tremper dans la sauce et par extension, récurer les fonds de plats.
La tradition orale relie ce surnom à l'habitude qu'avaient les Ondrais, se rendant à Bayonne pour leurs activités commerciales, de faire une pause dans les cafés bayonnais, pour y boire du vin chaud dans lequel ils trempaient du pain.

UN GROUPE EXCEPTIONNEL

Propulser l’ASO, de la première série à la fédérale 2, c’est l’aventure  réussie par une génération talentueuse et le pari fou  d un groupe de copains, demeurés fidèles, complices, et soudés pendant plusieurs saisons. Cette équipe formée d’Ondrais et de Boucalais, qui se côtoient professionnellement,  drivée  par le tandem M. de Oréguy et H. Dauga, commence son ascension, en 1979/80, par la conquête du titre du comité de première série. Les deux saisons suivantes voient le gain de deux nouveaux trophées Côte Basque Landes, en Honneur, le deuxième embelli par la montée en Fédérale 3, obtenue contre Aramits à Saint Jean Pied de Port. Après deux saisons à ce niveau, 1983/84, voit, grâce à la  victoire sur Lormont à Parentis, s’ouvrir les portes de la Fédérale 2.
L’équipe, complète, homogène, solide en conquête, autour de son leader charismatique J.C.Labadie, pratique un rugby physique et engagé. Garcia, Barragué, Artigas, survolent la touche, la mêlée tord régulièrement ses adversaires. Derrière, avec les quatre buteurs interchangeables : Echeverria, Lagarde, Valderey et J.P.Labadie, A.Labadie permet au surpuissant ailier Barthez de marquer nombre d’essais.
A l’image des trois frères Labadie, ce groupe, qui vivait comme une véritable famille, a écrit la plus belle page du rugby Ondrais.

JEAN CHARLES LABADIE « SAM » : UN PERSONNNAGE, UN MONSIEUR

Depuis l’âge de 17 ans, et pendant 17 saisons, Jean Charles, enfant d’Ondres, réalise toute sa carrière à l’ASO.
Troisième ligne centre, excellent joueur de ballon, tonique, puissant, exceptionnel à l’impact, Sam pratique un jeu en avance sur son époque. Taiseux, presque introverti, son engagement et son charisme transcendent ses coéquipiers et  les entraine vers les plus belles conquêtes. Véritable « Papa » de l’équipe, il représente une force de dissuasion respectée, et  si l’adversaire se montre déloyal, son punch a vite fait de le remettre sur le droit chemin.
Physiquement et techniquement au dessus, sollicité par tous les clubs d’élite du secteur, Jean Charles préfère rester fidèle à ses couleurs et à sa philosophie de vie. Amoureux de la nature, passionné de chasse à la bécasse et à l’alouette, fameux chercheur de champignons, gourmet, il aime partager de bons moments avec ses amis de toujours.  Le rugby, pour lui, ne mérite pas tous les sacrifices, et il ne souhaite pas échanger l’esprit de famille de son club contre une gloire plus éphémère. A la fin de sa carrière, il se consacre à l’entrainement des équipes de jeunes.
Hélas, trop tôt disparu, Sam laisse le souvenir ému, d’un très grand joueur et d’un Monsieur de tempérament. Respect.

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